Les fédérations sportives internationales sont les organisations qui administrent et orchestrent un ou plusieurs sports. Ce sont des piliers très importants pour le développement du sport mondial, qui de surcroît emploient près de 3500 personnes réparties entre les fédérations et le CIO. Mais comment se financent ces géants du sport ? Lors d’une crise mondiale comme celle que nous venons de vivre, comment fait-on face lorsque l’on est une fédération dont l’activité principale est l’organisation d’événements sportifs ?

[vc_empty_space][ultimate_info_banner heading_tag= »p » banner_desc= »Cet article est long, aussi il est en 2 parties pour favoriser votre confort de lecture. Retrouver la deuxième partie de cet article ci-dessous. » button_text= »Lire la partie 2″ button_link= »url:https%3A%2F%2Fhellolille.sport%2Fpourquoi-innovation-peut-sauver-institutions-sportives%2F||target:%20_blank| » info_effect= »fadeIn » banner_image= »id^7157|url^https://hellolille.sport/wp-content/uploads/2020/06/john-schnobrich-2FPjlAyMQTA-unsplash.jpg|caption^null|alt^null|title^john-schnobrich-2FPjlAyMQTA-unsplash|description^null » ib3_alignment= »ultb3-img-center » overlay_color= »rgba(0,0,0,0.5) » button_color= »#dd3333″ button_text_color= »#ffffff » title_color= »#ffffff » desc_color= »#ffffff » title_font_size= »desktop:20px; »]
[vc_separator color= »custom » align= »align_left » style= »dashed » border_width= »3″ accent_color= »#003cff »]

D’où viennent les revenus des fédérations ?

Pour commencer, posons le cadre légal. En France, une fédération sportive est une organisation associative de loi 1901, à but non lucratif. C’est-à-dire que l’argent gagné supérieur à la couverture des charges doit être réinjecté dans l’investissement et le développement de cette fédération : Matériel et goodies, organisation d’événements, transition numérique…. Peu importe, tant qu’il sert l’association.

Les fédérations internationales fonctionnent sur le même principe de but non-lucratif (sans la dénomination de loi 1901). Il est difficile d’imaginer une organisation aussi puissante que la FIFA en tant qu’association à but non-lucratif, et pourtant c’est bien le cas.

Maintenant, penchons-nous sur les revenus des fédérations : Le blog « The Sport Examiner » a produit récemment une enquête sur les chiffres d’affaires, gains et pertes. En tout, 28 fédérations ont vu leurs finances passées au crible par la publication.

Globalement, les revenus des fédérations sportives internationales sont répartis entre :

  • Les événements sportifs,
  • Les cotisations et inscriptions – même si elles ne représentent qu’une petite partie des revenus,
  • Les droits télévisuels,
  • Le sponsoring,
  • Le marketing pour certaines grosses fédérations (comme pour la FIBA par exemple)

Le blog, qui a rassemblé toutes ses informations sur la base de publications publics met en avant le fait que les fédérations sont pour la majorité en résultat négatif sur les 2 dernières années.

Cependant, les revenus des fédérations dans leurs réserves sont pour beaucoup d’entre elles, positifs. Comment l’expliquer ?

Les Jeux Olympiques, source principale des revenus des fédérations internationales.

Les fédérations internationales tirent leurs revenus d’une 6ème source, la plus importante de toutes : les revenus des Jeux Olympiques.

Ces revenus sont issus des droits télévisuels, des sponsors et de la vente de tickets, et sont directement touchés par le CIO, une seule et même entité juridique pour simplifier l’organisation colossale de ces événements mondiaux.

Les revenus des Jeux Olympiques servent à couvrir les coûts d’organisation et de fonctionnement pour une partie. Le reste est reversé aux Fédérations Internationales dont les sports sont représentés aux Jeux Olympiques. Cet argent est versé en une fois, à la suite du déroulement des jeux, et va directement dans les réserves des fédérations internationales. Cette subvention unique explique des résultats net négatifs durant l’année 2019, dernière année avant le déroulement des Jeux Olympiques.

Mais toutes les fédérations ne sont pas logées à la même enseigne : Les fédérations internationales sont classées en cinq groupes, et obtiennent des subventions selon leur audience. Par exemple, World Athletics et la FINA, fédération internationale de natation qui font toutes deux parties du 1er groupe touchent environ 40M d’$, soit 36M d’€. Par contre, l’IGF, Fédération internationale de Golf et World Rugby font parties du 5ème groupe et ne touchent qu’environ 7M d’$, soit un peu plus de 6M d’€.

La solution : Devenir moins dépendant des événements pour mieux vivre ?

Pour certaines fédérations, les revenus des Jeux Olympiques ne sont pas les revenus les plus importants, comme pour la FIBA ou la FIFA par exemple, mais pour d’autres, cette subvention est vitale.
Ainsi, avec le report des Jeux Olympiques de Tokyo en 2021, la partie principale des revenus des fédérations internationales s’est vue déplacée d’un an. Et un an pour une trésorerie déjà faible, c’est long et ça peut nuire à une organisation !

La crise sanitaire du Covid-19 a démontré à ces organisations le besoin urgent de se diversifier et de se transformer pour survivre et se développer. Mais comment entreprendre cette transition dans un système établi depuis plus de 120 ans, et surtout quels leviers peuvent être déclenchés pour diversifier les opportunités des fédérations ?

Source photo header : olympic.org

Anne d'hellolille.sport

Anne d'hellolille.sport

Responsable communication et marketing d'hellolille.sport, je vous tiens au courant de l'actualité du cluster d'innovation sportive et filière d'excellence de la Métropole Européenne de Lille.